Projets

Un peu de « vraie vie » dans les cours

Les projets peuvent être courts ou longs et se dérouler sur un semestre complet ou seulement quelques séances. Alors qu’ils peuvent varier dans leurs objectifs (construction, application programmée, conception, rapport ou proposition écrite, etc.), dans leur nature et dans le calendrier des rendus, les projets ont une chose en commun : ils mettent (plus ou moins) les étudiant-e-s en situation de la vie réelle. Les projets interdisciplinaires amènent souvent des étudiant-e-s à des discussions avec des experts ou avec des étudiant-e-s d’autres disciplines à l’EPFL.

Malgré leurs avantages, les étudiant-e-s peuvent parfois trouver les projets assez difficiles :

  • Les étudiant-e-s de Bachelor ont souvent l’habitude de faire des exercices de type papier-crayon, qui sont clairement définis et ont des solutions relativement directes. Les projets plus proches des situations réelles sont souvent ouverts ou mal définis avec plusieurs solutions possibles, chacune pouvant donner lieu à de multiples difficultés. Cela peut être un défi pour les étudiant-e-s.
  • Certains étudiant-e-s peuvent éprouver des difficultés à gérer l’autonomie que leur donne un projet, mal maîtriser le processus du projet et se précipiter à la dernière minute pour trouver des solutions peu satisfaisantes.
  • Certains étudiant-e-s peuvent consacrer beaucoup plus de temps à un projet que ne le justifient les crédits.
  • Les projets suivent souvent une trajectoire émotionnelle particulière, les étudiant-e-s étant intéressés et passionnés au début, perdus et frustrés au milieu et soit frustrés, soit fiers (et souvent épuisés !) à la fin. Les étudiant-e-s qui ont peu d’expérience des projets peuvent rendre l’enseignant-e responsable de leurs frustrations au cours du projet plutôt que de les voir comme une partie normale du cycle de vie d’un projet.

Les conseils suivants peuvent vous aider à organiser un cours de projet:

  • Mettre en place une structure pour aider les étudiant-e-s à gérer le « cahier des charges ». Cela peut exiger de leur donner un aperçu très précis de ce qui est attendu. Lorsque cela n’est pas possible (comme dans les projets de conception ou de recherche ouverts), établir un processus permettant aux étudiant-e-s de valider leur plan de projet à un stade précoce peut les aider à faire face à l’incertitude.
  • Il peut être utile aux étudiant-e-s (surtout au Bachelor) d’avoir des jalons clairs qui leur permettront de mieux gérer leur temps.
  • Expliquer clairement aux étudiant-e-s les objectifs du projet. Par exemple, si le projet est mal défini parce que les étudiant-e-s sont censés apprendre à résoudre des problèmes mal définis, il faut le leur dire. Si cela ne leur évite pas la frustration, cela les aidera au moins à comprendre qu’elle n’est pas simplement due à une mauvaise organisation de l’enseignant-e. De même, s’ils réalisent que l’un des objectifs du projet est de leur apprendre à être autonomes, ils seront plus susceptibles de comprendre pourquoi l’enseignant-e ne donne pas de réponse directe à plusieurs de leurs questions.
  • Dans vos discussions avec les étudiant-e-s, attirer leur attention sur les stades émotionnels et organisationnels d’un projet. Cela peut les aider à comprendre que se sentir frustré-e ou perdu-e fait partie du déroulement normal d’un projet.
  • Si vos étudiant-e-s rencontrent des difficultés à travailler en équipe, vous pouvez les encourager à consulter les vidéos et documents créés spécialement pour les aider à surmonter les difficultés classiques dans ce domaine sur http://te.epfl.ch.

Dans les premiers stades d’un projet, il peut être utile de définir des périodes de débriefing avec les groupes. Cela peut éviter aux étudiant-e-s de perdre du temps à « traîner » avant de se décider à contacter l’enseignant-e ou à l’assistant-e.